27 février 2013

Party, parti

images party

22 heures, j’arrive dans le hall d’un petit immeuble de ville, cherche le nom de Linda et sonne. Quelques secondes plus tard, la porte  s’ouvre.

Je monte rapidement les 3 étages, puis frappe à l’entrée.

Une fille, dans les 20, 25 ans m’ouvre. Elle est plutôt jolie, y’a pire comme accueil.

Elle me regarde fixement puis m’invite à l’intérieur. Séance tenante je m’introduis dans la soirée.

L’appartement de Linda est bondé, pour la visite on repassera. Les filles que je matte sont vraiment jolies, et pour certaines extrêmement bonnes, pas de doute je suis au bon endroit.

Le DJ joue un titre de Vitalic, « Poney EP », les têtes, vidées par la drogue de tout superflu,  bougent au rythme du son.

Je suis dans mon élément, personne ne prête réellement attention aux autres, moi le premier.

Je cherche les toilettes, on est chez Linda, donc il faut traverser le living, emprunté un long couloir et ouvrir la deuxième sur la droite.

C’est déjà occupé.

Je prends un peu d’avance et sort un de mes trois sachets afin de confectionner des petits ballons de MD. Le sachet dans la main gauche, les feuilles dans la droite.

J’attends que la porte s’ouvre, je peux attendre longtemps vu les sons qui proviennent de l’intérieur.

Au bout de cinq minutes, un couple sort des toilettes légèrement défoncé.

Je leur emboite le pas et referme derrière moi, sans même lier connaissance. Je m’en fous de toute façon.

Seule la défonce m’intéresse pour l’instant.

Je confectionne mes jolis petits ballons et les ingère rapidement.

En ce moment j’aime la drogue comme je n’ai jamais aimé personne.

Aucune femme, aucun orgasme sexuel ne pourra remplacer cette sensation de libération. Je dis bien libéré et non défoncé.

Car pour moi, il y a plus d’une nuance, la défonce est un état que l’on ne partage pas ou très peu, alors que la libération de l’âme s’accompagne d’une jolie femme.

Je suis prêt, direction la cuisine ou sourires et saluts sont échangés.

La fête va enfin pouvoir commencer, partir à la rencontre de l’abysse de l’autre, découvrir ce qu’il a de plus profond dans cet état second.

Direction le living, ou se trouve Naomi, la véritable raison de ma venue.

Tout en elle, fait que je la remarque plus que les autres, quand elle marche, j’ai l’impression qu’elle vole, c’est un ange. Elle doit avoir dans les 21 ans, belle, grande, intelligente, évidement  cette fille me plait.

Notre première rencontre fut magique, en désaccord sur presque tout, nous avions passé la nuit entière à échanger nos points de vue, j’étais si séduit qu’il s’en est fallu de peu pour que je lui demande son numéro.

Le truc, c’est que je suis bien trop con pour faire avancer les pourparlers, on peut avoir 30 ans et garder ses réflexes d’adolescent.

Elle regarde vers moi, je la fixe et esquisse un ridicule sourire. Elle  ‘y répond pas peut-être ne l’a-t-elle pas vue?

Je sers les poings et avance vers elle.

-« Salut

-Hello » Me répond-elle.

-«  Comment ça se passe pour toi ?

-Franchement, je me fais chier ! » Réplique-t-elle, tout en me regardant avec insistance.

Il s’en suit un blanc qui me parut interminable, d’environ une seconde.

-« Je te comprends, cela fait une demi-heure  que je suis là et j’ai déjà envie de partir. Tu veux venir?

-Ou ?

-Ou on veut, on improvisera ! 

-Ok, ça me va. »

Je commence à avoir chaud, la MD prend monte en moi et prend la barre de la soirée.

Posté par fuckingman à 11:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Party, parti

Nouveau commentaire