fuckingweek

05 février 2013

il fait froid

 

 

 

 

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 6 heures du matin, j’ai froid, pas assez bu, pourtant dieu sait que j’ai picolé cette nuit, je devrais tomber, pourquoi je ne vais pas me coucher ?

 Je marche avec mon ami Alcool, il me parle peu et cela vaut mieux. Le soleil pointe son putain de nez, il grand temps de se cacher, afin de continuer à exister …trop tard pour rentrer.

 Par chance le club Moisi est encore ouvert, tout du moins l’enseigne est allumée. Je sonne. Rien pendant 5 minutes, la porte s’ouvre, un gros videur dégoulinant de graisse me fait signe de rentrer, ça pue.

 Direction le bar presque vide, il ne reste plus que les cadavres de nuit.

 Je fais signe à la barmaid, quelques secondes après arrive mon ami whisky, je le bois dans la foulée. Maintenant j’ai bien mérité un petit remontant. Direction les toilettes, personne c’est cool, je récupère mon p’tit sachet de C.

 1, 2, 3, 4, 4 cela me parait bien !

Et on inspire, en cadence, je veux.

C’est surement psychologique mais dès mes traces finies ça va nettement mieux. J’entends vomir derrière la porte, je sors, une fille tient les cheveux d’une deuxième pendant que cette dernière fait connaissance avec le lavabo.

Un autre whisky, bu aussi vite que le premier, la coke a déjà fait son effet.

Une jolie brune avec de grands yeux noirs vient me parler. Je ne comprends rien à ce qu’elle me raconte.

Elle répète :

-la chaise est libre ?

-bonjour, oui c’est libre, lui fais-je, et oui passé 6 heures c’est bonjour.

-Merci

Cette conne prend la chaise et se casse.

C’est plutôt bien parti, je ne risque pas de baigner dans le stupre ce matin, je peux reprendre un exta.

Deux cachetons, verres cul sec, puis…plus rien.

C’est beau la nuit. 

 

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que dire d'elle

 

 

 

Elle me plait, et ceux qui me connaissent savent que c’est déjà beaucoup.

Je ne la connais pas vraiment, mais est-ce  réellement important ?

Elle est là, assise à la terrasse du Riche, les yeux rivés sur sa montre, quoi de plus normal vu mon retard.

J’arrive par derrière pour la surprendre et faire mon petit effet, raté, elle se retourne et me voit.

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Après un bref échange de politesse, elle demande la raison de mon retard.

-« Je devais récupérer un truc chez quelqu’un.. »

Je reste vague, ma réponse lui convient.

J’enchaine immédiatement en la remerciant de m’avoir attendu, tout en n’omettant pas de la complimenter sur sa beauté.

Elle me sourit encore, et cette fois le contact est établi, « allo Houston..». 

-« Tu veux faire quoi ce soir ? » Me lance-t-elle.

Te prendre tout de suite et maintenant !, voilà ce que j’aurais dû répondre dans un monde parfait.

-« J’ai repérer une cave à vins en arrivant,  si tu veux on  prend une bouteille, on verra bien après »

Elle acquiesce d’un mouvement de tête et ajoute :

-« T’aurais pas une idée derrière la tête ? 

-Une idée, seulement, mais  que  vas-tu chercher là ? C’est tout un plan que j’ai, on achète une bouteille de vodka et non de vin, que l’on ira boire à mon hôtel, agrémenter de quelques traces de cocaïne, d’où résultera un long échange verbal et improductif. »

Elle ne me répond pas, roule des yeux et me dévisage, je paierais cher pour comprendre ce qui se passe dans cette jolie tête.

-« Ok, ça me va.

- parti ? »

Elle se lève, je la suis, on s’arrête quelques instants pour acheter la vodka.

Nouvelle halte pour chopper une boite de capote, nature, je n’aime pas trop que ma bite sente la fraise.

Nous arrivons devant l’hôtel et entrons. Je monte les escaliers quatre à quatre, elle m emboite le pas.

Une fois dans la chambre j’attrape deux verres presque propres, sert la vodka et repose les verres sur la table de salon.

-« et maintenant ? » Me demande t elle

-« Juste un dernier petit réglage et je suis à toi »

Je sors mon p’tit sachet de cocaïne et verse  sur la table de quoi faire  trois  lignes chacun.

Je commence le premier, normal, elle enchaine derrière et tape les   les trois traces à la file.

Elle  a déjà changé, ses narines tremblent, le débit de ses mots augmente, je ne l’écoute plus de toute façon, je la regarde.

Elle est belle, vraiment belle, elle me casse déjà les couilles.

Je l’interromps en enfournant ma langue dans sa bouche, commence à lui malaxer  les seins avec fermeté.

Sa respiration s’accélère, sa main va droit sur ma queue qu’elle branle avec art.

Sa bouche se rapproche de mon gland pendant que je récupère mon verre de vodka.

Elle me suce vraiment bien, insiste juste ce qu’il faut sur mon gland, me mordille le paquet tout en me branlant, je prends la boite de capotes, en récupère une, la sort de l’emballage tout en enlevant sa bouche de sur mon gland, j’enfile la capote.

Son jean a volé depuis longtemps, elle me force à la regarder, me fixe et sort de sa bouche ces mots :

-« baise-moi »

Je m’exécute, écarte ses lèvres lentement avec mes doigts tout en entrant profondément ma queue en elle.

Je bouge doucement, j’aime ça mais je n’y suis pas, mes yeux lorgnent vers la table et les traces qu’il me reste.

Je continue quand même de la baiser, après quelques minutes de coït intense, elle jouit, du moins je crois, et moi, je fais semblant…

Je me lève et me déplace vers la petite table chope la paille et fais disparaitre les deux traces qui m’ont obsédées ces quinze dernières minutes. J’enchaine avec une vodka cul sec.

-« ça va ? »Demande-t-elle.

-« nickel »tout en me traçant un peu de coke sur la table, plus que tout ce soir je veux me défoncer et elle le voit bien.

Elle remet ses fringues, m embrasse furtivement, s’avance vers la porte, se retourne et me lance :

-« On s’appelle »

Je m’empresse de répondre « oui » sans lever la tête, tout en sachant que tous les deux nous ne le ferons pas.

Je tape mes traces, prend la bouteille de vodka et m’installe dans le lit…seul je bois pour oublier que je ne vis pas.

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In bed with "Mise en cage" - Massive Attack - Paradise Circus (ZEDS DEAD REMIX) - FASHION FILM

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13 février 2013

11h30

 

 

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11h30, le réceptionniste insiste avec la sonnerie du téléphone, je décroche :

-« oui dans une demi-heure je suis parti »

Je me lève, me dirige vers la salle de bain, vomis dans le lavabo puis entre dans la douche pour dessaouler.

¼ heure plus tard j’ suis prêt, il ne me reste qu’à prendre un petit rail et je suis ok.

Je dévale les escaliers, manque de tomber à chaque marche, heureusement la rampe est solide.

J’attrape mon tel, regarde l’heure, il est midi et je ressemble à un zombi.

Je cherche mon dealer dans les contacts et appel

-« allo Rachid

-oui

-ça va ?

-tu me réveille, sale con

-tu veux quoi?

-te voir

-ok dans une heure au maxy’s

-j’y serais. »

Peu importe ce qu’il aura je lui prendrais tout.

Je suis vraiment à l’ouest, commande un double expresso à emporter, retourne aux chiottes renvois le reste….

Je sors du café, aperçois un banc, un putain de banc, je m’assois et j’attends. 

 

 


 

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20 février 2013

Rachid

 

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Cela fait déjà deux heures que je patiente dans ce bar, toujours pas de traces de Rachid.

Troisième whisky glace, le serveur me regarde bizarrement, il sait sans doute pourquoi je suis là, ou c’est encore un accès de paranoïa.

Je commence vraiment à maudire ce putain de dealer, jamais à l’heure cet enculé.

La porte s’ouvre, Rachid enfin !

Il s’avance vers moi, le sourire au bord des lèvres, accompagné de son regard libidineux, Rachid est un gai.

Il sait déjà, vu ma  belle tête  de zombie, qu’il va faire une bonne affaire.

Apres  un bref échange de politesse d’usage, il me propose de le rejoindre dehors, j’acquiesce.

Je descends du tabouret qui me martyrisait le cul et le suis.

A peine à l’extérieur, il me demande : « 

-Tu voulais quoi ?

-ça dépend de ce que tu as et du prix.

-J’vais faire court, exta, coke et MD, si tu veux demain j’aurais des amphets… »

-Fais-moi un prix et je te prends le tout.

Il a l’air content, et me dit qu’il me fera un petit cadeau.

-« Dans ta poche »

Il joint la parole au geste et me glisse trois enveloppes dans la poche de mon blouson.

-« fais gaffe avec la MD, c’est des cristaux »

Je hoche de la tête et lui demande combien je lui dois. Il me dit que trois cent ça ira, je fouille dans ma poche et lui tend une liasse de vingt.

-« Merci

-De rien, au fait les amphets, vers quelle heure demain ?

-Appel moi vers 17 heures.

-Pas de soucis... »

Je l’embrasse comme un frère, il remonte sur son scooter, démarre et disparait dans la circulation.

Je plonge la main dans ma poche, palpe les enveloppes, tout va bien, ce Rachid est vraiment une personne de « confiance ».

Je file en direction de chez moi, histoire de m’échauffer un peu, avant la soirée de ce soir chez Linda.

PAUL KALKBRENNER - SKY AND SAND (SOUTHMIND IBIZA SUNSET REMIX VIDEO)

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Echauffement

 

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Je sors mes enveloppes, les poses sur ce qui me sert de table pour en vérifier le contenu.

J’ouvre la première, et découvre 2 sachets d'un gramme de cocaïne, j’en vide le contenu sur une pochette de CD.

Je prends ma CB, commence à tracer des poutres, une fois fait je tape la première d’un « trait », relève la tête et m’enfonce dans le canapé.

Je vais déjà mieux, tellement mieux que j’enchaine sur une deuxième.

J’exécute le même geste sauf que cette fois mes doigts ne tremblent pas, J’ai la forme.

La musique provenant de ma vieille HiFi parvient doucement à mes oreilles, puis petit à petit, prend possession de moi.

Je parle tout seul et m’insulte copieusement.

-« Mais quel connard je suis ! »

Etant donné le mal latent, je me sens dans l’obligation de combler le manque de confiance en en moi par n’importe quel subterfuge, souvent plus que de raison, me droguer jusqu’à l’infini.

Je divague un peu, je me sens en accord avec ma folie, avec ma vie.

Afin de ne pas sombrer totalement, j’enchaine avec les trois lignes qu’il me reste, un gramme en une demi-heure, je commence à être prêt, le warm-up a eu l’effet escompté.

Je me sens de mieux en mieux, j’oublierais presque la raison de mon addiction, je fuis, l’impression d’avoir raté quelque chose d’important à un moment, l’impression d’avoir emprunté le mauvais chemin, m’être perdu en route…

Et me retrouver sur une putain de voie de garage !!!

Les effets se font vraiment ressentir, l’alcool sur la coke me rend bien, je dirais même clairvoyant, et je n’oublie pas que je suis là pour me préparer.

J’attrape un  T-shirt propre, un jean pas trop usé et me change, un peu de parfum, un brossage de dents règlementaire, avale une pastille de menthe afin de masquer les refoulements acides.

Me voilà prêt, ce soir ça sent le coma.

UNDERWORLD trainspotting"Born Slippy" 11,35


 

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27 février 2013

Party, parti

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22 heures, j’arrive dans le hall d’un petit immeuble de ville, cherche le nom de Linda et sonne. Quelques secondes plus tard, la porte  s’ouvre.

Je monte rapidement les 3 étages, puis frappe à l’entrée.

Une fille, dans les 20, 25 ans m’ouvre. Elle est plutôt jolie, y’a pire comme accueil.

Elle me regarde fixement puis m’invite à l’intérieur. Séance tenante je m’introduis dans la soirée.

L’appartement de Linda est bondé, pour la visite on repassera. Les filles que je matte sont vraiment jolies, et pour certaines extrêmement bonnes, pas de doute je suis au bon endroit.

Le DJ joue un titre de Vitalic, « Poney EP », les têtes, vidées par la drogue de tout superflu,  bougent au rythme du son.

Je suis dans mon élément, personne ne prête réellement attention aux autres, moi le premier.

Je cherche les toilettes, on est chez Linda, donc il faut traverser le living, emprunté un long couloir et ouvrir la deuxième sur la droite.

C’est déjà occupé.

Je prends un peu d’avance et sort un de mes trois sachets afin de confectionner des petits ballons de MD. Le sachet dans la main gauche, les feuilles dans la droite.

J’attends que la porte s’ouvre, je peux attendre longtemps vu les sons qui proviennent de l’intérieur.

Au bout de cinq minutes, un couple sort des toilettes légèrement défoncé.

Je leur emboite le pas et referme derrière moi, sans même lier connaissance. Je m’en fous de toute façon.

Seule la défonce m’intéresse pour l’instant.

Je confectionne mes jolis petits ballons et les ingère rapidement.

En ce moment j’aime la drogue comme je n’ai jamais aimé personne.

Aucune femme, aucun orgasme sexuel ne pourra remplacer cette sensation de libération. Je dis bien libéré et non défoncé.

Car pour moi, il y a plus d’une nuance, la défonce est un état que l’on ne partage pas ou très peu, alors que la libération de l’âme s’accompagne d’une jolie femme.

Je suis prêt, direction la cuisine ou sourires et saluts sont échangés.

La fête va enfin pouvoir commencer, partir à la rencontre de l’abysse de l’autre, découvrir ce qu’il a de plus profond dans cet état second.

Direction le living, ou se trouve Naomi, la véritable raison de ma venue.

Tout en elle, fait que je la remarque plus que les autres, quand elle marche, j’ai l’impression qu’elle vole, c’est un ange. Elle doit avoir dans les 21 ans, belle, grande, intelligente, évidement  cette fille me plait.

Notre première rencontre fut magique, en désaccord sur presque tout, nous avions passé la nuit entière à échanger nos points de vue, j’étais si séduit qu’il s’en est fallu de peu pour que je lui demande son numéro.

Le truc, c’est que je suis bien trop con pour faire avancer les pourparlers, on peut avoir 30 ans et garder ses réflexes d’adolescent.

Elle regarde vers moi, je la fixe et esquisse un ridicule sourire. Elle  ‘y répond pas peut-être ne l’a-t-elle pas vue?

Je sers les poings et avance vers elle.

-« Salut

-Hello » Me répond-elle.

-«  Comment ça se passe pour toi ?

-Franchement, je me fais chier ! » Réplique-t-elle, tout en me regardant avec insistance.

Il s’en suit un blanc qui me parut interminable, d’environ une seconde.

-« Je te comprends, cela fait une demi-heure  que je suis là et j’ai déjà envie de partir. Tu veux venir?

-Ou ?

-Ou on veut, on improvisera ! 

-Ok, ça me va. »

Je commence à avoir chaud, la MD prend monte en moi et prend la barre de la soirée.

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